L’écrivain qui ne parle pas: Mo Yan

L’histoire de Mo Yan fait partie de ces histoires d’Hommes extraordinaires que seul l’orient est capable d’offrir.L’histoire de Mo Yan, né « Guan Moye » le 17 février 1955 à Gaomi, Shandong(une province chinoise), décrit l’accession d’un homme aux origines très modestes, au prestigieux titre de Nobel de littérature.

L’auteur chinois Mo Yan et le Nobel de littérature

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Issu d’une famille de paysans, Guan Moye, dès sa naissance sera confronté aux dures réalités de la vie. Entre la famine causée par la politique économique instaurée par Mao Zedong (le Grand Bond en avant) et la Révolution culturelle de 1966 qui survient en Chine, la famille de Guan Moye, comme de nombreuses familles paysannes, se verra obliger de vivre dans une pauvreté des plus totales. Après avoir enchainé les échecs scolaires, le jeune Guan Moye décidera d’abandonner les bancs pour le dur labeur de l’usine où il travaillera pendant une certaine période avant de s’enrôler dans l’Armée populaire de libération avant les années 80.Guan Moye intègrera ensuite l’institut des arts et des lettres de l’armée populaire de la libération, puis l’université normale de Pékin.    
En 1981, Guan Moye, désormais appelé Mo Yan, traduit littéralement par « celui qui ne parle pas », publie sa première nouvelle qu’il intitulera « Radis de cristal ».Cette œuvresignera l’entrée de Mo Yan dans le monde de la littérature. En 1986, l’auteur publiera « Le clan du sorgho », œuvre qui fera son succès. Mo Yan verra son accomplissement en 2012 lorsqu’il obtiendra le prix Nobel de littérature.

Mo Yan, le Balzac chinois ?

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Mo Yan dira quelque temps après s’être vu décerner le prix Nobel de littérature : « la solitude et la faim ont nourri ma création ».Pour beaucoup de critiques et de spécialistes littéraires, les œuvres de Mo Yan très portées vers un « réalisme hallucinatoire », son style particulier marqué par une impressionnante pureté dans l’utilisation des mots, par une grande richesse de sensations et surtout, par une puissance créative hors du commun…ferait de l’auteur, le pendant chinois de Balzac.